Je vais ici parler de l'évolution du monde dans lequel nous nous trouvons tous, et qui me paraît totallement eronnée. Suite à un débat avec mes étudiants, qui a ma foi animé tout notre trajet du retour de l'université, je suis tombé d'accord avec deux garçons, et vais donc ici descendre l'attitude féminine actuelle.
La disparition de romantisme et de séduction dans notre monde est désormais totale. Je pense que la rencontre fille/garçon aujourd'hui est basée sur le principe de speed dating. Tout se fait vite, trop vite, faisant ainsi perdre la notion de séduction. On se dit bonjour, on construit les fondations bancales d'un couple, on s'embrasse, on couche ensemble, on s'engueule, on couche ensemble... Jusqu'à l'inévitable séparation.
Résultat, on en perd le meilleur. La sensation de manque de l'autre, le fait de faire la cour, être romantique (attention, je ne dis pas qu'il faut prétendre des voyages, des fleurs tous les jours... Le romantisme peut se construire dans la vérité, sans promesse, tout simplement avec des mots), tout cela n'a plus aucun sens. Aujourd'hui, plus personne ne sait aimer, et pire encore, ceux qui voudraient aimer différement ne peuvent plus le faire, parce qu'on ne sait plus comment faire.
La réaction, site à l'annonce du romantisme disparu, de deux amies, fut de dire que les garçons étaient à mettre directement en cause. Et là par contre, c'est une réaction totallement abrutie. Je ne nie pas le fait que nous sommes pour quelque chose dans sa disparition, cependant, je ne peux laisser le sexe masculin endosser tout responsabilité. Je m'explique.
Auparavant, une jolie femme qui marchait dans la rue, qui portait de longues jupes laissant tout de même voir des mollets, faisait retourner tous les hommes célibataires. Ils se retournent, sifflent, et cela était perçu, à juste titre comme un compliment. Laisser ses mollets dévoilés était un acte de séduction de la part de toutes les femmes, quel garçon peut aujourd'hui affirmer qu'il aime voir des mollets de femme? Cela sonne comme ridicule, tout simplement parce que aujourd'hui, les femmes portent des pantalons "seconde peau". La jupe donnait du travail à l'homme, dans le sens où il devait imaginer la forme des hanches, des jambes, du dos, de la poitrine: l'homme révait (sans pour autant penser conclure à chaque fois), et le romantisme vient tout droit du rêve. Les pantalons des filles d'aujourd'hui sont des moules, dans le sens où ils dévoilent très précisément toutes les formes. L'homme ne rêve plus, puisque tout est déjà devant lui. Il connaît la cambrure du dos, la forme des fesses, la taille des jambes, la pilosité... On peut directement y ajouter, par lien logique, la perte du romantisme. Se retourner sur une fille n'est pas vulgaire, ni macho, c'est simplement notre façon de dire qu'on la trouve jolie. Mais pour éviter de se prendre une baffe, on se cache derrière nos lunettes teintées pour "mater" (et non plus imaginer) le corps de ces filles, exposé à la vue de tout le monde, de manière provocante. Ce n'est plus perçu comme un compliment de se retourner au passage d'une fille, mais comme du voyeurisme, parce que la fille sait que ce jean lui moule bien ses fesses. Moi, personnellement, quand une fille se retourne sur mon passage, j'apprécie le fait de savoir que je plais, je ne comprends pas pourquoi les filles ne pensent pas ainsi.
Je ne prône pas le retour aux jupes longues, ce que j'essaye tout simplement d'expliquer, c'est que vous ne pouvez pas nous reprocher de ne plus être romantique alors que vous nous ne nous laissez pas l'être. C'est en cela que notre monde est à l'envers. Je suis conscient de tenir un propos qui peut paraître "vieux jeu" pour certains, puisque je tiens le même que mes grands parents. Cette capacité à raisonner ainsi a, je pense, sauté une génération. Nos parents s'intéressent plus à la cause de la mort de Guillaume Depardieu, qu'à la chute de la bourse parisienne. C'est pour moi impossible à comprendre, absurde, ridicule, révoltant.
De nombreux sujets (sur lesquels Melvin et moi sommes aussi d'accord) comme l'euthanasie, la peine de mort, la religion portent également à débat puisque pris complêtement à l'envers par la société actuelle. Mais je ne les dévelloperai pas ici. Prenez simplement conscience que nous avons le pouvoir de méditer sur des sujets, de prendre du recul, et de voir que plus le temps passe, et plus les choses sont prises dans le sens contraire. Je me fous de passer pour un fou, pour un gars qui réfléchit trop, pour "philosophe" (comme certains se plaisent à m'appeler quand la migraine les atteint dès que j'emploie un terme un peu trop compliqué)... Excusez-moi de trouver que, dans ce monde, si le mal du siècle est la déprime, et non pas Alzheimer, Parkison, le SIDA, la peste, c'est que y'a sincèrement un problème.
Nous sommes dans un monde qui coule, mais personne ne sait nager.




