Débloque... Pète les plombs... Explose?

Débloque... Pète les plombs... Explose?
En guise d'avant propos, je dirai que je suis conscient de ne pas vraiment sortir du thème principal lorsque j'écris, à savoir le monde à l'envers, qui est exactement à l'opposé de ce qu'il devrait être. Ce thème m'inspire, tout simplement parce que c'est pour moi tellement vrai, tellement flagrant, et que ça touche tellement de domaines, que de cette idée principale, je peux faire des articles différents. Aussi, pour ceux qui lisent tout, soyez prévenus, mon style est tel, et je ne le change pas pour le moment.

Je vais ici parler de l'évolution du monde dans lequel nous nous trouvons tous, et qui me paraît totallement eronnée. Suite à un débat avec mes étudiants, qui a ma foi animé tout notre trajet du retour de l'université, je suis tombé d'accord avec deux garçons, et vais donc ici descendre l'attitude féminine actuelle.

La disparition de romantisme et de séduction dans notre monde est désormais totale. Je pense que la rencontre fille/garçon aujourd'hui est basée sur le principe de speed dating. Tout se fait vite, trop vite, faisant ainsi perdre la notion de séduction. On se dit bonjour, on construit les fondations bancales d'un couple, on s'embrasse, on couche ensemble, on s'engueule, on couche ensemble... Jusqu'à l'inévitable séparation.
Résultat, on en perd le meilleur. La sensation de manque de l'autre, le fait de faire la cour, être romantique (attention, je ne dis pas qu'il faut prétendre des voyages, des fleurs tous les jours... Le romantisme peut se construire dans la vérité, sans promesse, tout simplement avec des mots), tout cela n'a plus aucun sens. Aujourd'hui, plus personne ne sait aimer, et pire encore, ceux qui voudraient aimer différement ne peuvent plus le faire, parce qu'on ne sait plus comment faire.

La réaction, site à l'annonce du romantisme disparu, de deux amies, fut de dire que les garçons étaient à mettre directement en cause. Et là par contre, c'est une réaction totallement abrutie. Je ne nie pas le fait que nous sommes pour quelque chose dans sa disparition, cependant, je ne peux laisser le sexe masculin endosser tout responsabilité. Je m'explique.

Auparavant, une jolie femme qui marchait dans la rue, qui portait de longues jupes laissant tout de même voir des mollets, faisait retourner tous les hommes célibataires. Ils se retournent, sifflent, et cela était perçu, à juste titre comme un compliment. Laisser ses mollets dévoilés était un acte de séduction de la part de toutes les femmes, quel garçon peut aujourd'hui affirmer qu'il aime voir des mollets de femme? Cela sonne comme ridicule, tout simplement parce que aujourd'hui, les femmes portent des pantalons "seconde peau". La jupe donnait du travail à l'homme, dans le sens où il devait imaginer la forme des hanches, des jambes, du dos, de la poitrine: l'homme révait (sans pour autant penser conclure à chaque fois), et le romantisme vient tout droit du rêve. Les pantalons des filles d'aujourd'hui sont des moules, dans le sens où ils dévoilent très précisément toutes les formes. L'homme ne rêve plus, puisque tout est déjà devant lui. Il connaît la cambrure du dos, la forme des fesses, la taille des jambes, la pilosité... On peut directement y ajouter, par lien logique, la perte du romantisme. Se retourner sur une fille n'est pas vulgaire, ni macho, c'est simplement notre façon de dire qu'on la trouve jolie. Mais pour éviter de se prendre une baffe, on se cache derrière nos lunettes teintées pour "mater" (et non plus imaginer) le corps de ces filles, exposé à la vue de tout le monde, de manière provocante. Ce n'est plus perçu comme un compliment de se retourner au passage d'une fille, mais comme du voyeurisme, parce que la fille sait que ce jean lui moule bien ses fesses. Moi, personnellement, quand une fille se retourne sur mon passage, j'apprécie le fait de savoir que je plais, je ne comprends pas pourquoi les filles ne pensent pas ainsi.

Je ne prône pas le retour aux jupes longues, ce que j'essaye tout simplement d'expliquer, c'est que vous ne pouvez pas nous reprocher de ne plus être romantique alors que vous nous ne nous laissez pas l'être. C'est en cela que notre monde est à l'envers. Je suis conscient de tenir un propos qui peut paraître "vieux jeu" pour certains, puisque je tiens le même que mes grands parents. Cette capacité à raisonner ainsi a, je pense, sauté une génération. Nos parents s'intéressent plus à la cause de la mort de Guillaume Depardieu, qu'à la chute de la bourse parisienne. C'est pour moi impossible à comprendre, absurde, ridicule, révoltant.

De nombreux sujets (sur lesquels Melvin et moi sommes aussi d'accord) comme l'euthanasie, la peine de mort, la religion portent également à débat puisque pris complêtement à l'envers par la société actuelle. Mais je ne les dévelloperai pas ici. Prenez simplement conscience que nous avons le pouvoir de méditer sur des sujets, de prendre du recul, et de voir que plus le temps passe, et plus les choses sont prises dans le sens contraire. Je me fous de passer pour un fou, pour un gars qui réfléchit trop, pour "philosophe" (comme certains se plaisent à m'appeler quand la migraine les atteint dès que j'emploie un terme un peu trop compliqué)... Excusez-moi de trouver que, dans ce monde, si le mal du siècle est la déprime, et non pas Alzheimer, Parkison, le SIDA, la peste, c'est que y'a sincèrement un problème.

Nous sommes dans un monde qui coule, mais personne ne sait nager.


Sur ma platine: Get Up - Niki Belucci (D.O.N.S. remix)

# Posté le mardi 14 octobre 2008 13:27

Modifié le mardi 14 octobre 2008 13:45

Virage

Virage
Bon.

En matière de calendrier, les vacances sont terminées. Bac en poche, une rentrée en fac s'annonce fatalement...

Mais pas avant octobre. Don un loooooong mois à tirer avant de pouvoir reprendre le boulot, donc un mois entier à ne rien faire, à attendre, à rester passif en attendant l'occasion d'être actif.

Et là tout devient clair. On pense à soi, sa vie, ce qui nous entoure. Je vis une attente prolongée qui me permet de faire le point, un très long point. Comme j'ai pu le dire à certains, je me ressource. Je me fais à l'idée que le temps ne contrôle pas.

J'ai souvent entendu mes grands parents me dire, et je ne suis certainement pas le seul dans ce cas, que le temps défilait vite, et que je n'allai pas voir ma vie passer. Et on écoute tous cela, sans vraiment en prendre conscience, sans vraiment le comprendre. Aujourd'hui, voilà ce que je vois.

Je vois que tout cela est vrai. J'ai aujourd'hui dix-huit ans, et je vois qu'autour de moi, tous s'affairent à devenir adultes. On passe son permis, on commence à travailler, on se forme pour être performant dans la vie, afin de bien la gagner. La vie adulte fait peur. On voit les actualités parler de pouvoir d'achat, de hausse des prix, sans compter les difficultés de logement, le système financier impossible à éviter. Tout cela me donne l'impression d'être dos à un immense mur, cerné par tout ce qui fait un adulte. Tout cela pour dire que nous n'avons pas le choix.

Certes, tout cela a quelque chose d'excitant. On va devenir indépendant, on devient enfin "grand". Je deviens un grand, le même que je regardais quand j'étais plus petit en me demandant quand cela arriverait. Mais aujourd'hui, je ne suis plus très sûr d'en avoir envie. Tout simplement parce que je n'aime pas être contraint de faire les choses, car cela me donne l'impression de les subir. J'aime pouvoir dire mon mot dans ce qui se passe. J'ai des idées, des avis des opinions, et je vais rentrer dans ce monde qui à l'évidence, ne souhaite ni les écouter et ni en tenir compte. Je vais devenir un numéro parmi tant d'autres. Cela rappelle les juifs tatoués par les nazis. On dira ce qu'on voudra, et même si on va au plus simple possible, parce que c'est plus facile de me coller un numéro, plutôt que de prendre en compte mon humanité avant tout, il y a une idée de bétail dans tout cela.

Aussi, couvé depuis dix-huit ans, je suis aujourd'hui prêt à rentrer dans le troupeau. Puis-je faire autrement?

Je ne compte pas changer le monde, je profite juste de pouvoir penser comme cela avant de me mêler à la masse contre mon gré. Je ne souhaite pas être couvé éternellement, mais je ne souhaite pas non plus devenir insignifiant, et faire la course à qui aura le meilleur salaire, la meilleure vie.

Ce que l'on appelle l'innocence de l'enfant est précisément l'antithèse de tout ce qui est conté ici. Etre innocent, c'est être couvé par des gens qui savent que ce qui nous attend va être rude, mais qu'on ne peut rien y faire.

Je ferai donc mes études de droit. Je deviendrai donc juge.

Et je perdrai donc toute possibilité d'évasion.


Sur ma platine: Viva La Vida - Coldplay -

# Posté le lundi 08 septembre 2008 13:08

La Palmyre ( pour changer... )

La Palmyre ( pour changer... )
PHOTO SOONIGHT

Les Sexy Boys

Nico alias Danny alias Smithers.
Melvin alias Michel alias le Tank.
Guillaume alias Jam' alias Vélociraptor.
Flo alias Francis alias Poney.
Alex alias Clubber alias l'Ecureuil Enragé.
Antoine alias Mario alias le Malin

Les Marseillais (de mes couilles)

Axel l'Orifice
Greg le Vicelard
Manon la Fada

Les Autres

Bob l'Eponge en Animation
Pauline et Aurore les squatteuses de camping
Mylène la squatteuse de mes bras
Marilyn Manson le fou des auto tamponneuses
Didier le sosie de Mario
Manon, Rémi, Romain
Ma bite
La caissière qui donne des jetons gratuits
Les voleu... Pardon. Les Forains.


On retiendra

L'alcool
Le Luna Park
Les Vélos Eco
Les Transats de la piscine
Melvin quand je joue de la Guitare
L'ambiance qu'on a foutu
Le Yacaponpon du Malin ( SALOOOOOPE!! )
Le loto ( 66? YOUPIIIIIIIII! )
Le karaoké
Les Soirées Dansantes
Le Rancho
Pouillou
Les courses avec le Tank
Les guêpes ( et la raquette à haute tension )
Wouldn't Get Far ( The Game feat Kanye West )
Virginie Caprice
Entrevue - Guts - Choc


Sur ma platine: I Thought That ( Boris Dlugosch Remix ) - The Migrants -

# Posté le mardi 19 août 2008 08:41

Y'en a qui vont chier des bulles!

Y'en a qui vont chier des bulles!
Résultats


ADMIS MENTION ASSEZ BIEN


2007 Français Ecrit 15/20
2007 Français Oral 14/20
2007 Sciences 11/20
2007 Mathématiques 14/20
2007 TPE 18/20

2008 Philosophie 05/20
2008 Littérature 10/20
2008 Histoire-Géo 11/20
2008 Espagnol 11/20
2008 Anglais 17/20
2008 Portugais 18/20
2008 Sport 12/20

Points d'avance: 49


Soulagement total...
Bon courage à Melvin et Camille


Sur ma platine: Life In Technicolor - Coldplay -

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 07:52

Modifié le samedi 05 juillet 2008 17:22

Décalage total

Décalage total
Pourquoi faire du théâtre?

Pourquoi se lancer dans une telle entreprise, pratiquer une activité six heures par semaine, à en louper des soirées au fast-food avec les gens qu'on aime?

Pourquoi apprendre des lignes et des lignes de texte et les oublier l'année suivante, pour en réapprendre d'autres et recommencer l'inutile et perpétuelle spirale comique?

Pourquoi faire du théâtre, et sentir son ventre se nouer juste avant d'entrer en scène, à en être plié en deux pour certains?

Pourquoi faire du théâtre alors que sur scène, tous les accessoires se cassent entre mes mains?

Pourquoi jouer une pièce, et inviter toute sa famille, tous ses amis, ses voisins, ses proches, et tous ceux que l'ont connaît à venir nous voir résumer en trois heures des mois et des mois de travail?

Les réponses à ces questions sont tout simplement...

Dans ces questions...

Aussi j'aime le théâtre, je lui voue depuis douze ans un amour sans failles et sans limites. Le mot "hobby" est bien trop faible, et le mot "passion" ne représente pas réellement mes sentiments face au théâtre. Je ne désire pas en faire mon métier, et je ne le voudrais jamais. Cependant, il m'est impossible de m'imaginer vivre sans scène. Peut-être parce que je côtoie ce monde depuis que j'ai appris à lire, peut-être aussi parce savoir que l'on me regarde me procure une flatterie d'égo incomparable; peut-être également que me lâcher sur scène me permet d'évacuer tout ce qui est négatif dans ma vie, d'être de bonne humeur tout le temps, de faire le point aussi.

Inviter des gens à venir me voir me permet de cerner réellement les personnes... Voir qui prend la peine de se déplacer, de venir me voir, de sacrifier trois petites heures de son temps pour moi. C'est ce que je peux appeler une preuve. Qu'elle soit d'amour ou d'amitié, peu importe. Voir que quelqu'un daigne venir mourir de chaud dans une salle procure un sentiment extrêmement réconfortant. Aussi, la présence de Danny Weston est celle qui m'a le plus fait plaisir et qui m'a le plus touché ( même si la présence des autres m'a également fait très plaisir ) et l'absence de certaines personnes m'a au contraire fait prendre conscience de certains comportements hypocrites ( comme quoi, en sort-on un jour? ), personnes que j'avais cependant invité. Mais le sentiment de déception est comblé par celui de soutien apporté par les gens qui sont venus.

Le théâtre est une générateur d'échappatoire. Le sentiment éprouvé sur scène est indescriptible. Il nous emmène autre part, nulle part, il nous fait vivre autre chose, il nous fait nous exprimer. Incarner un personnage nous fait nous évader d'une vie pour en vivre une autre, et on ne peut pas parler d'usurpation, puisque le vie que l'on emprunte est libre, disponible et n'appartient à personne. On peut donc prendre place dans un corps, le faire bouger, lui inventer une histoire, un caractère, une démarche, un regard, une voix, une sensibilité...

Le théâtre n'est donc pour moi pas uniquement une activité qui flatte mon égo trois fois par an. C'est aussi un moyen que j'ai de m'exprimer, et de créer, d'interpréter certaines choses et de les faire telles que je les vois. Un comédien est avant tout un regard, un artiste, un créateur qui plonge au plus profond de lui pour trouver quoi faire sur scène. Un comédien a le pouvoir de se mouvoir dans toutes les peaux qu'il veut. Le théâtre fait travailler la confiance en soi, abolit la timidité, aiguise la capacité à remarquer un détail, le sens de l'observation, le sens critique. Il nous permet de porte un regard sur nous même, et de voir ce qui va et ce qui ne va pas, et de corriger tout cela.

Le théâtre fait également travailler en équipe. Il aide à rencontrer des gens formidables, intéressants, doués et sensibles, ce qui influence notre façon d'être sur scène, tout en conservant un style unique. Etre dans une foule tout en se distinguant, en étant unique. Le sens de l'improvisation et de la spontanéité est également mis en avant, et une capacité à réagir vite, et de la meilleure manière qu'il soit est presque indispensable pour s'épanouir en tant que comédien.

Je me suis battu pendant un an. J'ai obtenu le rôle de Zeus, celui que j'ai tout de suite aimé en lisant la pièce, et dont je commençais à esquisser les traits de personnalité. J'ai du apprendre mon texte et celui des autres par coeur, savoir quoi faire, et quand le faire, et comment le faire. J'ai eu le rôle d'Eurymaque, encore plus plaisant dans le sens où il est complètement opposé à mon interprétation de Zeus, et où ma capacité de comédien a beaucoup été mise à l'épreuve. La série de trois spectacles est achevée, et j'ai enfin, depuis un an que je l'attends, la sensation d'avoir travaillé, et d'avoir contribué à l'aboutissement positif d'un projet commun qui nous tenait à moi, la troupe et notre metteur en scène, grandement à coeur: notre Odyssée pour une tasse de thé.

" Le théâtre doit être ce que le théâtre n'est pas " ( Pier Paolo Pasolini )



Sur ma platine: Equivok - Hakimakli VS Tunisiano -

# Posté le mardi 01 juillet 2008 13:39

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 10:38